Retour sur les premières assises nationales de l’information sur la formation

19/02/2017

Les étudiants de l’exécutive Master Management de la formation ont largement contribué à la réussite de l’évènement.

       

Il existe une analogie entre le thème de ces premières Assises, la production et la diffusion de l’information sur la formation, et la mission première de l’université qui est de recueillir des données, les traiter et les transformer en connaissances, qui vont à leur tour innerver les pratiques et les représentants des différents corps sociaux. » Anne de Blignières-Légeraud, maître de conférences à l’université Paris-Dauphine, a présenté, le 31 janvier, les problématiques abordées lors des premières Assises nationales de l’information sur la formation, organisées par le réseau des Carif-Oref et Centre Inffo, en partenariat avec l’université Paris-Dauphine.

En outre, l’université compte parmi ses missions premières la formation et notamment la formation continue. « C’est un lieu où les professionnels viennent réfléchir sur leurs pratiques et construire de nouveaux référentiels d’actions au regard des évolutions de leur environnement », a-t-elle souligné. Elle a d’ailleurs proposé de formuler la question sous-jacente des Assises, à savoir « À l’ère des open et big data, quels enjeux pour nos métiers et nos pratiques ? », d’une manière pragmatique : «  Compte tenu des enjeux actuels de nos métiers et de nos pratiques, comment y faire contribuer la révolution du big data ? »

Anne de Blignières-Légeraud a retenu deux enjeux par rapport à la problématique information et formation. Le premier porte sur un changement de logique. «  Plus qu’une offre de formation, il s’agit de promouvoir les dispositifs pour accompagner les individus dans des parcours apprenants qui englobent toutes les catégories d’expériences (expérience professionnelle, de vie, d’apprentissage…), et qui associent des modalités différentes (formation formelle, VAE…). L’objectif du savoir apprendre tout au long de la vie est devenu une sorte de méta-compétence au développement de laquelle devra s’attacher tout système de formation. »

Le second enjeu, lié au premier, est celui de la question de la traçabilité des données individuelles aux fins de formation. «  La question qui nous est posée est d’être capables de transformer les expériences en informations capables d’alimenter la formation des individus. Donc la question posée aux formateurs et aux responsables de formation est : “Comment saisir les données issues de l’expérience pour les transformer en formation ?” »

De son côté, Patrice Guézou, directeur emploi-formation-entrepreneuriat à la CCI France, a considéré : «  Effectivement, nous devons nous décaler par rapport à la stricte notion de formation qui n’est plus à la hauteur de l’enjeu de la qualification que les individus, les entreprises et les territoires réclament aujourd’hui. » «  Penser formation aujourd’hui, a-t-il ajouté, c’est penser développement des compétences et ouvrir le champ sur des formes organisationnelles qui ne sont plus ou pas les formes largement développées, à savoir les centres de formation stricto sensu. »

La question étant de savoir comment les financeurs vont investir dans les structures de formation. « Nous faisons le pari que investir uniquement sur le face-à-face pédagogique et sur les espaces délivrant des modules de formation est une mutation dépassée par rapport aux attentes des individus, des entreprises et des territoires. »

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